Stéphanie Coupade a été formée aux Compagnons du Devoir de Muizon (51) en ferronnerie d'Art.

« Le métal est entré dans ma vie toute petite fille quand j’allais chercher des trésors dans les montagnes de ferraille de l’entreprise de récupération créée par mon grand-père. Je ne me doutais pas que, plusieurs années après, ce métal allait revenir à la charge et envahir ma vie, hanter mes jours et mes nuits ! …j’allais devoir l’apprivoiser et le travailler à ma « sauce » : j’avoue que parfois, j’y vais un peu fort, ça frise la maltraitance : marteau, cisaille, chalumeau, plasma, pinces en tous genres mais il me rend bien l’amour que je lui porte ; c’est toujours avec admiration que je le vois se transformer : il est si surprenant et si docile à la fois, quelque fois timide, il rougit, bleuit, se courbe sous la flamme...

J'aime le marier à d’autres matières comme le verre, le béton ou la terre ...je lui permets ses petites fantaisies en le laissant décider lui-même de son sort et la surprise est alors exaltante.

C’est une vraie complicité avec la matière et le plaisir de créer est amplifié et justifié car il est suivi d’un échange,d’une émotion partagée avec autrui, comme un enfant que l’on met au monde et qui s’épanouit …même loin de nous… »